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Actualité des femmes engagées




























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Lundi 23 novembre 2009
Je viens de lire quelque chose qui doit supposer être un article, mais si on trouvait des journalistes dans un magzine comme Glamour, ça se saurait. C'est ma soeur qui me le signale, en me disant combien elle a été choquée. Et je partage entièrement sa réaction.
Il s'agit d'un micro-trottoir, mais pas du tout le même que celui de mon billet précédent. Il n'y a aucune analyse de la part de la "journaliste", car les réponses ne sont ni organisées, ni confrontées : on en prend plein la tronche, comme si ce que ces hommes pensaient était une vérité belle et simple à comprendre. Heureusement que les filles se rebellent dans les commentaires !
Mais de quoi ça parle ? Eh bien, de l'épilation du sexe féminin.
(C'est drôle, j'avais fais un article l'an passé sur l'épilation, au mois de novembre aussi.)
Mais ce qui me choque en particulier c'est la croyance de ces hommes que le poil est un élément sale du corps. Ils sont peu nombreux à penser à leur partenaire, et manifestement, aucun ne s'est posé la question de façon approfondie sur ce qu'ele shorty plutôt que la cire !st une femme.
Les sentiments ne sont jamais en jeu, et cela fait une très grande différence. Car aucun ne place la femme aimée au dessus de la question de sa pilosité. Pour aucun d'entre eux l'image du corps de la femme dépend des sentiments qu'ils portent à la personne.

Au contraire, ils jugent de façon définitive que les poils - trop nombreux - sont sales, et donc là où il n'y avait pas d'amour, il n'y a de place que pour une opposition entre dégoût ou appétit. Ils ne font pas l'amour à des femmes, ils se repaissent comme des animaux. La preuve ? Les poils pubiens sont une avancée évolutive, qui nous différencie des singes (allez donc faire un petit tour au Jardin des Plantes, les femmes Oran-Outan ne sont pas le moins du monde pudique...).
D'ailleurs, cette question de l'épilation comme prétexe pour nier la personne dans la sexualité est très bien montrée dans un des premiers témoignages des Monologues du Vagin. La conclusion qui fait aussi introduction est "Quand on aime les femmes, il faut aimer les poils". Je ne vois pas comment non plus une femme peut vraiment aimer son corps si elle n'aime pas non plus ses poils.
L'accusation de saleté est on ne peut plus dangereuse, car au contaire, les poils, par leur nombre et leur longeur, protègent l'entrée du vagin et régulent la température afin d'éviter les infections. Celles-ci sont toujours bien plus fréquentes en cas d'épilation intégrale.
Mais, en fait, cette accusation de saleté est le masque hygiéniste de la peur de tous ces messieurs. Comme ils ne savent pas ce qu'est une femme, et parce qu'il ne font pas confiance à leur partenaire (justement parce qu'il ne l'aime pas telle qu'elle est), ils ont peur de cette partie du corps recouverte, cachée, qui possède ses propres odeurs, qui connait des désirs à découvrir. D'ailleurs, les hommes interrogés par le magazine le disent très clairement. Car ceux qui font leur éducation sexuelle avec la pornographie veulent retrouver le même monde lisse et sans consistance qu'ils connaissent et ne sont pas prêts pour tout ce qu'implique le sentiment complexe et humain qu'est l'amour - et le désir qui lui est associé.

Et sur cette question, qu'en pensent les lesbiennes, au fait ?

Par Stedransky - Publié dans : In corpore sano - Communauté : Femmes Engagées
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Jeudi 19 novembre 2009
   Cette question peut sembler complètement stupide - et elle l'est. Mais comme beaucoup de gens autour de nous pensent encore que l'homosexualité rend différent, il vaut le coup de la poser pour la dénoncer.
   Les lesbiennes ont encore peu de visibilité dans la société, car nombreuses sont celles qui adoptent la posture offerte par la société : faites ce que vous voulez chez vous mais ne montrez pas que vous êtes heureuses sans les hommes. Du coup les hommes, eux, peuvent fantsmer à loisir et continer de penser qu'elles ne sont pas des proies perdues pour leur plaisir mesquin. Tant que vous restez discrètes...
   Il est au contraire évident que les lesbiennes sont de vraies femmes qui s'épanouissent comme tout le monde dans une société d'hommes et de femmes, et qu'elles tombent amoureuses de femmes, une ou plusieurs fois dans leur vie, ce qui n'a rien de bien surprenant.
   Les préjugés et les pensées plus larges, c'est ce que montre ce micro-trottoir, que j'ai piqué chez Mauvaise herbe. C'est en français, sous-titré en anglais, et réalisé par Stéphanie Arc et Quinn Huguet, en partenariat avec SOS homophobie:
Par Stedransky - Publié dans : In corpore sano - Communauté : Femmes Engagées
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Mercredi 18 novembre 2009
   Lundi est la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.  Que fait-on du côté de chez nous ?
   On en parle autour de soi, on pose le sujet au café du commerce, mais aussi ?
   A Romorantin, la journée est l'occasion d'une rencontre, l'an dernier c'était Philippe Liotard, et j'en parlais ici.
Cette année, le maire et la sous-préfète invitent le docteur Muriel Salmona, psychiatre et psychotérapeute, pour venir parler des conséquences chez les femmes de la violence qu'elles subissents.
"Femmes victimes de violences : troubles psychotraumatiques et conduites à risques"

   Cela se passe au centre Jean Monnet (appelé aussi la Majo),
1 rue du Stade (entre l'ancienne usine Matra et la Stade Tournefeuille, parking devant le stade). Une conférence le matin (10h-12h30) et une autre l'après-midi (14h-16h) sont prévues.
Renseignements auprès de Batiss'Caf : 02.54.76.16.05
J'y serai l'après-midi. Je n'y serai malheureusement pas, puisque j'ai la grippe et interdiction de sortir, me dit ma doctoresse...

Pour ceux qui sont intéressé mais qui ne peuvent pas venir, une interview de Muriel Saloma ici.

En faisant cet article, je découvre deux sites pour aider les femmes victimes :
- www.sosfemmes.comqui permet par exemple de partager ou des poser des questions par mail en français et en anglais.
- et le réseau Victimo www.victimo.fr
Par Stedransky - Publié dans : In corpore sano - Communauté : Femmes Engagées
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Lundi 16 novembre 2009
   Aux infos de France inter de vendredi (et dans Elle), une statistique : aux Etats-Unis, une femme a 6 fois plus de chance de se faire quitter par son homme après un cancer qu'un homme par sa femme s'il est affecté de la même maladie.
C'est horrible, et cela montre bien que, dans leur majorité, les hommes sont effectivement bien moins enclins à la compassion, à la gentillesse, mais bien plus à un amour superficiel qui ne se heurteura pas aux inconvéniens de la maladie, comme de voir l'autre décliner, souffrir ou ne plus assumer les taches ménagères !
   Ce genre de chiffre, autre versant des cruelles statistiques sur les violences domestiques, prouvent que le comportement privé des hommes à l'égard des femmes est une donnée politique qui doit être changée, que ce comportement est fondé sur des principes et un système de pensé inégalitaire où les femmes seront toujours plus victimes que les hommes.
Car dans le fond, alors que la haine des femmes est la plus fréquente, quel genre aurait des bonnes raisons de haïr l'autre ? Est-ce que les femmes sont vraiement si détestables depuis des siècles, alors qu'elles prennent soin de leurs hommes, même malades ou impotents ? Que reçoivent-elles en retour ? Qu'elles sont femmes et incapables, bêtes parce que blondes et digne de bien peu ! Si une haine du genre a le droit de citer, que ça soit celle des femmes envers les hommes, et que les hommes se rendent moins haïssables.
    Je n'affirme pas pour autant que tous les hommes sont sans coeur : si les hommes étaient exclus de l'humanité par nature, je n'aurai plus foi en aucune posture éducative. Mais ils sont trop nombreux ceux qui s'en excluent délibérément d'eux même.
Par Stedransky - Publié dans : In corpore sano - Communauté : Femmes Engagées
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Mardi 10 novembre 2009
Petit billet pour signaler deux campagnes d'Amnesty international pour soutenir des femmes qui protègent les femmes. La signature se fait en ligne, deux minutes pour lire le texte et 10 secondes pour signer : à faire passer.

   Ana María Pizarro, Juanita Jiménez, Lorna Norori, Luisa Molina Arguello, Marta María Blandón, Martha Munguía, Mayra Sirias, Violeta Delgado et Yamileth Mejía sont des militantes nicaraguayennes : là-bas, l'avortement est complètment interdit, et elles sont mises en cause pour avoir permis l'avortement d'une fillette de 9 ans. Ce qui rappelle la fameuse affaire du Brésil, sauf que là elles risquent bien plus que de se faire excommnunier.
Cliquez ici.
   Travaillant au Centre de réinsertion des femmes (Worec) du district de Sihara, au Népal, Rita Mahato a reçu des menaces de mort, de viol et d’enlèvement en raison de son travail auprès des femmes victimes de violences.
Cliquez ici.
Défendons le corps des femmes dans le monde !
Par Stedransky - Publié dans : In corpore sano - Communauté : Femmes Engagées
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